L'esprit de la soirée
Le chenin et le sauvignon en alternance, sur 250 km de fleuve : tel était le programme de cette dégustation d'avril. Bruno avait choisi de partir d'un Vouvray sec très tendu pour finir sur un demi-sec mielleux du même cépage, en encadrant deux pôles sauvignon — la rive gauche du Cher avec Reuilly et Quincy, puis le centre Loire avec Pouilly-Fumé et Sancerre.
L'idée : montrer comment un même cépage peut s'effacer au profit du terroir, et comment deux cépages très différents peuvent dire la même chose — la fraîcheur, l'élan, la précision.
On a tous été surpris par le Quincy. C'est devenu un peu la révélation de la soirée : un sauvignon nerveux, presque salin, qu'on aurait juré sancerrois. — Notes de Bruno, soirée du 17 avril
Le déroulé
Service à l'aveugle pour les trois premiers vins, puis dégustation à découvert pour comparer Pouilly et Sancerre côte à côte — un grand classique pédagogique. Le Vouvray demi-sec a clôturé la soirée en fromage (un Sainte-Maure de Touraine bien fait, qui appelait le sucre et la rondeur).
À noter : trois absents excusés cette fois, mais une nouvelle membre découverte par Christian et Marielle, qui s'est intégrée tout de suite. Toujours plaisant de voir le club s'élargir.
Bilan et coups de cœur
Trois vins se sont détachés au vote final (chacun marquait sur 20, on garde la moyenne) : le Quincy (16,2), le Sancerre (16,0) et le Vouvray sec d'ouverture (15,7). Le Quincy entre directement au catalogue des coups de cœur du club.
À retenir aussi : le Pouilly-Fumé, plus en retrait que le Sancerre alors qu'on l'attendait au-dessus. Le millésime y est probablement pour beaucoup — à regoûter dans deux ans.